On a mangé chez Clément Marot

Grâce à ce blog, nous avons l’excuse parfaite pour aller au restaurant à la moindre envie pointant son nez, sans se poser la question de savoir si c’est raisonnable ou non (pour le porte-monnaie ou pour notre cholesterol). Mais ça crée aussi un inconvénient dont on aimerait bien se passer, prendre des photos des plats. Quand arrive notre commande, dégainer l’appareil photo est la plupart du temps une corvée : les plats n’attendent que d’être mangés, et puis on a malgré nous, un peu honte de prendre ce qu’on mange en photo, comme si tout partait sur Twitter l’instant d’après pour exhiber nos vies de patachon (si seulement…) !

Et alors, lorsque nous réservons, dans le cadre de l’opération Tous au restaurant, une table chez Clément Marot, sortir l’appareil nous semble même inenvisageable… Vous aurez donc droit à des photos médiocres, prises à la va-vite au téléphone, toutes nos excuses !

La façade de Clément Marot (photo LeBoost)

La façade de Clément Marot (photo LeBoost)

Comme on peut s’y attendre, le service est affable et souriant, même si nous n’avons jamais vu la couleur de notre carafe d’eau (on chipote, mais le service fait partie intégrante du prix). Quant à la décoration de la salle, surannée et impersonnelle, elle ne nous met pas franchement à l’aise.

Le menu Tous au restaurant est un menu unique, nous n’aurons donc pas le choix des plats. Quelle meilleure façon de découvrir une cuisine ? C’est parti ! Nous nous faisons conseiller un vin blanc pour accompagner notre repas et nous lançons à l’assaut du monument Clément Marot.

Langue Lucullus

Langue Lucullus

En entrée, une tranche de Lucullus, sorte de mille-feuille de foie gras et de langue de bœuf : une association insolite née à Valenciennes dans les années 30. Si vous êtes amateur de foie gras, on vous conseille de goûter au plus vite cette spécialité typiquement régionale ! On la retrouve chez certains traiteurs régionaux, mais aussi à l’approche des fêtes de fin d’année dans quelques grandes surfaces de la région, ou même en ligne. Bon, c’est très bon, mais le mérite ne revient pas au fameux Clément Marot : découper une tranche et la servir avec du pain grillé, c’était dans nos cordes. Un peu décevant !!

Joue de boeuf bière et caramel et sa purée de bintje maison

Joue de boeuf bière et caramel et sa purée de bintje maison

La joue de bœuf à la bière et au caramel est fondante et succulente. La purée de pomme de terre Bintje elle, est bonne mais manque de relief. Encore une fois, ça n’est pas un plat d’une grande originalité – Clément Marot est spécialisé dans la cuisine de terroir et de tradition -, reste qu’il est bien exécuté et que nous faisons bonne chère ! Avec des quantités un peu plus importantes et un assaisonnement plus relevé, nous aurions été aux anges.

Vacherin au chocolat

Vacherin au chocolat

Le dessert constitue le véritable coup de cœur de ce repas. Pas vraiment becs sucrés, nous redoutions qu’il soit trop étouffe-chrétien… Mais le vacherin au chocolat que l’on nous sert est délicieux, un vrai régal qui conclue ce repas sur une note très positive. La texture de la boule de chocolat est parfaite, à mi-chemin entre le gâteau et le sorbet, et la meringue, légère, ne vient pas peser sur le reste de la composition. Ponctué de quelques fruits rouges, ce dessert sera la bonne surprise de la soirée !

50€, c’est cher payé. Mais dans le cadre de l’opération (un menu acheté = un menu offert), ça devient tout de même intéressant. Dommage que le restaurant rechigne à jouer le jeu de cette offre découverte, et nous laisse sur notre faim côté saveurs.

A retenter en conditions normales pour mieux apprécier la renommée de l’établissement ? Pour manger terroir (régional) sans chichi et se régaler à moindre coût, nous préférons nous rendre à Cysoing, à la Brocantine. Si vous cherchez quelque chose de plus bistronomique, alors rendez-vous au Quartier Gourmet !

Clément Marot
16 Rue de Pas, Lille
03 20 57 01 10
Fermé le dimanche


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